Tout l'intérêt du Web tient dans le "relativement". Car le principe de la Toile est l'hypertextualité, c'est-à-dire la capacité qu'a le contenu des pages de renvoyer vers d'autres pages du Web, dans le même site ou ailleurs. Ce principe est celui des liens hypertextes, qui comme leur nom l'indique relient entre elles des pages du Web au-delà de la page actuelle.
La pratique de l'hypertexte devient de plus en plus familière ; activer un lien revient en tout et pour tout à "cliquer dessus avec le mulot", comme vous venez de le faire plusieurs fois pour arriver à cet endroit. Le texte qui sert de lien est en général (selon le navigateur) souligné et de couleur vive (différente selon qu'il a déjà été activé ou non). Cependant, tout élément peut servir de lien : une image, une zone de l'écran ; le pointeur de la souris prend alors à cet endroit la forme de la fameuse petite main (en anglais le thumbnail) et la barre d'état, en bas de l'écran en général, indique l'adresse du lien.
Ainsi que cela a été évoqué, toute page possède une adresse, distante en ce qui concerne le Web, et qui indique au navigateur à quel endroit de la Toile il doit chercher le document (exactement comme un adresse postale renseigne la Poste sur la boîte aux lettres du destinataire). Le protocole ici en vigueur porte un joli nom : http (pour HyperText Transfert Protocol, ou protocole de transfert de l'hypertexte); c'est pourquoi toute adresse Internet (ou, plus precisément, toute adresse de la Toile), commence par ces quatres lettres, suivies des énigmatiques :// [prononcez "deux points slash slash"], également protocolaires, puis le plupart du temps du fameux et maintenant limpide www (ce dernier n'est toutefois pas présent dans toute adresse). Ainsi, par exemple, l'adresse (ou l'URL, pour Uniform Ressource Locator) du Sénat est la suivante :
Il n'y a toutefois pas que le Web sur le réseau
; on peut également télécharger des fichiers
(ou en d'autres termes les rapatrier d'un disque distant sur son disque
dur ; l'anglais dit download) au moyen d'un protocole nommé
ftp (File Transfer Protocol, pour protocole de transfert
de fichier) ; mais l'exploration de telles adresses (par exemple ftp://ftp.microsoft.com)
est peu conviviale ; on a en effet affaire alors à des répertoires
de fichiers qui se dévident comme dans le gestionnaire de fichiers
de Windows 3.x, sans grande lisibilité ni attrait multimédia.
Les autres protocoles, pour la plupart plus anciens
que l'HTTP mais également moins conviviaux, portent des noms sympathiques
comme Gopher, Wais ou Telnet ; l'accès à
ces protocoles est simple : il suffit de taper une addresse, comme pour
le Web, à ceci près qu'elle ne commence pas par "http://"
mais par "gopher://", "wais://" etc...
Enfin, il se peut que vous rencontriez le protocole
shttp ; ce dernier est une extension sécurisée
de l'HTTP (d'où son nom : Secure HyperText Transfer Protocol),
notamment utilisée lors d'échanges de données confidentielles
(numéro de carte de crédit par exemple).