LA CONNEXION A INTERNET
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    Le talon d'Achille d'Internet est pour l'instant la lenteur du débit ; les modems actuels offrent une vitesse théorique qui peut aller jusqu'à 56000 Bits/secondes (soit 56 Kb/s). La réalité est bien en deçà ; en fonction des heures de connexion, en raison de l'encombrement du réseau et de la capacité des serveurs, le débit moyen est au mieux de quelques Kb/s ... quand il ne s'interrompt pas purement et simplement pour un période indéterminée.
    La connexion par cable promet des débits supérieurs (de l'ordre du Méga-octet/s) et une stabilité accrue ; mais peu de foyers sont cablés et les offres sont encores réduites. Les liaisons numériques (du type de Numéris en France) sont relativement performantes quoiqu'un peu chères pour des débits théoriques allant jusqu'à 128 Kb/s dans le meilleur des cas (rarement atteint en raison des paramètres sus-évoqués). Le satellite est encore une solution coûteuse et qui n'est qu'à moitié pratique (car la liaison satellite ne fonctionne que pour la reception des données ; l'envoi doit encore se faire par téléphone). On attend toutefois pour les années à venir le développement d'une technologie nommée ADSL (pour Asymetric Digital Subscriver Line, soit littéralement "Ligne numérique asymétrique de l'abonné") qui utiliserait les cables téléphoniques classiques en autorisant des débits de plus d'1Mb/s (sinon, pour les plus optimistes, de plus de 50Mb/s)! En attendant, il faut faire avec le RTC normal.
    Pour filer la métaphore maintenant classique, les autoroutes de l'informations n'en sont, en ce qui concerne Internet, qu'au stade de petites départementales à la chaussée non stabilisée.

    Quoiqu'il en soit, si l'augmentation de la bande passante et de la stabilité de la connexion au niveau de l'utilisateur seront un indéniable progrès, les limites des capacités du réseau se situent ailleurs. C'est l'ensemble de la Toile elle-même qui est surchargée et qui va, vu la croissance exponentielle du nombre d'utilisateur, vers un embouteillage mondial. Le projet d'un successeur d'Internet, baptisé sobrement Internet 2 a vu le jour aux Etats-Unis dernièrement ; il repose sur des connexions cablées à base de fibres optiques dont les potentialités seraient de l'ordre de plusieurs dixaines de Giga-octets/s (soit environ 8 millions de fois le débit que nous connaissons !), destinés à supporter des transmissions vidéo pour téléconférence, des échanges bancaires... Mais pour l'instant ce projet, dont l'infrastructure prend place actuellement aux Etats-Unis sous le nom d'Abilene, comme toutes les améliorations considérables qui sont à l'étude, n'est prévu qu'à l'usage des professionels, chercheurs et militaires. Les particuliers devront sans doute se contenter encore longtemps du RTC.
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