1.Notions de base
a. L'Unité Centrale
b. Les périphériques
2
. Accès au réseau et connexion
3.
Protocoles et organisation de la Toile
Notions de base
2. Périphériques
Les périphériques se divisent eux-mêmes
en trois grands types : stockage, sortie et acquisition. Les périphériques
de stockage, comme leur nom l'indique, servent à enregistrer
et à lire des informations numériques.
Le principe des supports numériques
- ou digitaux, de l'anglais digital - est de coder toute information
(texte, image, son...) de manière binaire, par des 0 ou des 1, transcris
en impulsions électriques ; cette réduction minimale exploite
la fonctionnalité basique du courant, capable de deux états
: coupé ou établi, fermé ou ouvert, 0 ou 1. Ce que
l'on nomme un bit (de l'anglais "Binary digit",
unité numérique binaire) correspond à un de ces deux
états ; l'octet, terme français, regroupe huit bits.
2.1. Périphériques de stockage
L'enregistrement se fait sur
différents supports, dont certains sont très connus. On distingue
les supports fixes des supports amovibles. Les premiers sont
d'un seul bloc et ne peuvent être changés ou augmentés
; les seconds sont composés d'un lecteur vide qui accueille des
disques transportables et accumulables, tels des lecteurs de cassettes
audio.
2.1.1. Périphérique de stockage fixe
Le principal et presque unique périphérique
de ce type porte le nom de disque dur (DD, ou HD pour l'anglais
Hard Disk) ; il s'agit de nos jours d'un ensemble de plateaux circulaires
que parcourt une tête de lecture, avec des performances qui le situent
au premier rang, pour l'instant, de tous les systèmes d'enregistrement
et de lecture. Les meilleurs DD atteignent pour l'heure des débits
de 30 à 40 Méga-octets/seconde (de quoi enregistrer l'Encyclopédie
Universalis en quelques secondes).
Tout ordinateur est livré avec au moins un DD,
dont les capacités sans cesse croissantes les amènent à
des tailles moyennes (ce qui renvoit à l'espace disponible pour
le stockage, mesuré en Méga-octets et même en Giga-octets,
i.e. en milliers de Mo) de 2 à 4 Go ; il y a tout juste 4 ans, les
DD les plus puissants contenait 500 à 800 Mo. Le DD sert à
conserver en permanence le système d'exploitation, les programmes
nécessaires à la gestion de l'ordinateur, et tous les programmes
et fichiers dont l'utilisateur se sert fréquemment ou qu'il ne peut
sauvegarder ailleurs que sur le DD en raison de leur taille.
Le revers de la médaille est facile à
voir ; si l'on gagne en rapidité et en commodité de manière
incontestable en conservant ses fichiers sur le DD, il faut songer à
en effectuer régulièrement des sauvegardes sur des supports
amovibles, car la moindre défaillance un peu sérieuse du
DD les rendra à jamais inutilisables. C'est bien pourquoi se développent
essentiellement des périphériques amovibles, moins sujets
à ce handicap, et dont seules les performances pour l'instant moindres
en termes de capacité et de rapidité justifient qu'on ait
toujours recours à des DD. Mais ce retard est en train de se combler.
2.1.2. Périphériques de stockage amovibles
Les disquettes, en voie de disparition en
raison de leur faible capacité qui a de plus en plus de mal à faire
face aux besoins des programmes actuels, constituent toujours cependant la première solution de
stockage amovible. Elles se présentent comme un petit disque à l'intérieur d'un boîtier plat
d'une largeur de 3'1/2 (trois pouces et demi, soit 9 centimètres), et ne sont pour les modèles
standards inscriptibles que sur une face. Quelque soit leur commodité d'usage et de transport,
il reste vrai que leurs 1,44 Mo et leur débit un peu lent les rendent de moins en moins
intéressantes face aux fichiers de plus en plus lourds (les images de grande qualité excèdent
facilement plusieurs Mo) et aux applications à la taille colossale (les dernières versions de
Microsoft Office sur ce support exigeaient une trentaine de disquettes).
Le périphérique qui les a supplantés dans les boîtiers (quoique ne remplissant
pas exactement les mêmes fonctions) est sans conteste le Compact Disc ; jusqu'à une date
récente il ne permettait cependant que la lecture de données pré-enregistrées, sous la forme
du bien connu Cd-Rom (pour Read Only Memory, soit mémoire en lecture seule).
D'une capacité d'environ de 750 Mo (soit près de 520 disquettes !), il est le support idéal
des grosses applications, des fichiers à stocker (images, son...), et son coût très bas
(moins de dix francs l'unité vierge) comme sa maniabilité en ont fait la cible parfaite des
distributeurs. Le lecteur s'insère dans le boîtier (quoiqu'il existe également des modèles
externes) et se raccorde directement à la carte mère.
Comme son homologue audio (auquel il emprunte d'ailleurs strictement le
matériau), il est lu par une pointe laser qui décode les informations numériques enregistrées
sur sa surface (sous forme de creux et de bosses pour les 0 et les 1).
Depuis peu ont apparus des lecteurs-enregistreurs de CD ; dans un premier temps, ils ne
permettaient que d'enregistrer une fois, puis des modèles permettant le réinscription ont vu le
jour. On parle respectivement de CD-R et de CD-RW (pour Recordable et ReWritable,
inscriptible et réinscriptible.) Leurs capacités sont strictement les mêmes que les autres CD.
La gravure est un peu lente, mais le procédé est efficace et bon marché. Il n'est toutefois pas
acquis qu'ils remplacent les disquettes ; la course au standard du disque amovible est loin
d'être finie.
Les principaux concurrents du CD-Rom reprennent le principe de la disquette en en étendant les
capacités ; ainsi des lecteurs ZIP ou JAZZ du constructeur Ioméga, dont les
disquettes offrent respectivement des capacités de 100 Mo et 1Go (2Go pour les nouveaux JAZZ) ;
c'est le cas également du LS-120 d'Imation, qui comme son nom l'indique stocke jusqu'à
120 Mo de données, et fonctionne également avec des disquettes 3'1/2, ou du récent
Superdisk de Sony. L'avenir seul dira lequel de ces formats s'imposera, si cela a lieu
; le ZIP compte à l'heure actuelle parmi les plus implantés.
Il faut enfin signaler l'existence d'un mode de stockage plutôt dédié à la sauvegarde globale
de quantité importante de données, et existant depuis longtemps, qui utilise des bandes
magnétiques permettant d'accueillir facilement plusieurs Giga-octets. Leur relative
lenteur et encombrement en font des outils professionnels ou industriels, peu attirants
pour le grand public.
2.2. Périphériques de sortie
On appelle ici "périphérique de sortie" tout composant qui délivre des informations à
l'utilisateur ; sous ce nom sont donc principalement regroupés écran, enceintes audio, et
imprimantes.
2.2.1. L'écran
L'écran, ou moniteur, n' a pas à être présenté ; l'époque des écrans monochromes
(où tout était blanc sur fond vert) étant révolue depuis une petite dixaine d'année, la couleur
est à l'honneur. Pour des raisons pécuniaires, les écrans plats sont encore loin d'avoir détrôné
les écrans profonds à tube que nous connaissons bien.
Comme pour une télévision, l'affichage des couleurs est dit RVB, car fondé sur
la synthèse additive des trois couleurs primaires : Rouge, Vert et Bleu. Selon que les couleurs
sont codées sur 8 , 16, ou 24 bits, on a à disposition 256 couleurs (2 exposant 8) , 65 536
(2 exposant 16), ou 16 millions de couleurs (2 exposant 24, soit précisément 16 777 216).
On mesure la taille d'un écran en pouces (1 pouce = environ 2,5 cm) et sa résolution en
dpi (pour dot per inch, point par pouce). Le pixel, sorte de très petit point
coloré, est l'unité de base de l'affichage ; plus le nombre de dpi est élevé, plus la qualité
de l'image est bonne (bien qu'elle dépende d'autre paramètres, telles que la fréquence de
raffraîchissement et les performances de la carte graphique). Les écrans actuellement les plus
utilisés sont des écrans de 15 pouces (dont le prix est à peine plus élevé que ceux de 14 pouces,
pour un confort visuel bien supérieur) ; les 17 pouces, quoiqu'évidemment bien plus agréables,
rebutent encore par leur coût (en moyenne deux fois celui d'un 15 pouces).
2.2.2. Les enceintes audio
Les améliorations impressionantes du matériel ont conduit dès la fin des années 80 à ajouter aux
machines de réelles capacités sonores, voire musicales, nettement plus intéressantes que les
"bips" stridents auxquels se limitaient les premiers micro-ordinateurs en terme d'expression
orale. Ainsi tout ordinateur, même dans sa configuration minimale, est un handicapé, eu égard
aux utilisations multimédia florissantes, s'il ne possède pas une carte son ; les premiers
modèles coûtant moins de 100 francs, on voit mal ce qui pourrait justifier une telle amputation.
Afin de profiter des capacités de sa carte son, il convient d'y adjoindre une
sortie audio ; on vend à cet effet des paires d'enceintes de qualité diverses, aux options
diverses (cela va du caisson de basse jusqu'à la quadriphonie et au Dolby Surround !),
et pour des prix allant de 100F à 2000F. Dans la plupart des cas, un modèle de base suffit
amplement ; il vaut mieux consacrer ses deniers à l'achat d'un bonne carte son (et connecter
par exemple son ordinateur sur sa chaîne Hi-Fi).
2.2.3. L'imprimante
A l'instar des moniteurs, les prix des imprimantes couleur sont tels
qu'il y a peu de raisons de s'en priver, pour peu que l'on ait quelques documents à tirer. A
la technologie de l'aiguille a succédé ces dernières années le jet d'encre, qui
laisse loin derrrière lui les tirages grisés et lézardés (sans parler du bruit à l'impression !)
de ses prédecesseurs au point de concurrencer parfois de manière assez crédible des modèles
laser.
Si les premiers prix d'imprimantes laser noir et blanc deviennent accessibles (de l'ordre de
2000F), le prix des modèles couleurs (pas à moins de 3500F) les laisse un peu hors de portée de
l'utilisateur occasionnel ; en revanche, avec des premiers modèles (tout de même peu
recommandables) à 600F et des machines de très bonne qualité aux environs de 1000F, l'imprimante
couleur à jet d'encre est le fer de lance de la démocratisation du tirage papier domestique.
L'imprimante se connecte en général derrière le boîtier de l'ordinateur, au port dit
parallèle (car il envoie et reçoit les informations non par série de bits comme
le port du même nom, mais par paquets d'octets). La qualité de son impression dépend
essentiellement de sa résolution, totalement indépendante de celle de l'écran, quoique se
mesurant également en dpi. A partir de 360 dpi, le rendu peut être convenable.
2.3. Périphériques d'acquisition
Les périphériques que nous nommons ici d'acquisition sont ceux qui, comme ce nom
l'indique, servent à faire entrer dans l'ordinateur des données venant de l'extérieur, et dont
le format n'est pas nécessairement à l'origine numérique. Ils sont de plus en plus nombreux, et
à des prix de plus en plus accessibles ; nous traiterons ici non-exhaustivement et rapidement
des claviers, scanners, tables graphiques, caméras video et
cartes tuner.
- le clavier est en effet le premier et le plus simple périphérique d'acquisition. C'est
parce qu'il est d'un type un peu particulier ; en effet, il est le seul à ne pas convertir des
données analogiques en numériques, puisqu'il se "contente" de répercuter l'indication de la
touche frappée par l'utilisateur. Néanmoins, il est impossible de ne pas le placer parmi les
périphériques d'acquisition ; il en est, disons, comme le degré zéro (mais à ce titre c'est le
plus important). On peut au même niveau placer la souris, complément indispensable du
clavier ; ces deux outils sont en fait à la limite de l'interface (quoiqu'ils n'en soient pas,
à strictement parler, puisqu'ils ne renvoient aucune information).
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